Le droit à l’éducation est l’un des droits les plus fondamentaux qui soient. Et en France, il semble être garanti à tout le monde. Il suffit cependant d’écouter les alertes lancées récemment par les défenseurs des droits des catégories souvent marginalisées pour dire le contraire. Pascale Ribes d’APF France Handicap estime, par exemple, que le système éducatif actuel n’est pas encore réellement inclusif. Mais qu’en est-il réellement ?

Un droit théoriquement garanti pour toutes et tous

Quand Jean Jaurès avait déclaré à la fin du XIXe Siècle que l’école était un moyen de préparer la vie des sociétés, ses contemporains ne savaient pas que cette déclaration posait la base d’un système qui serait encore en vigueur 3 siècles après. Il faut en effet savoir que la France est toujours un exemple pour de nombreux pays en matière d’éducation. Cela n’a cependant pas empêché de voir un certain nombre de failles dans son système éducatif, d’où l’annonce par Élisabeth Borne et Pape Ndiaye de la tenue prochaine d’une grande concertation sur l’école. Les deux membres du gouvernement français semblent ainsi avoir pris conscience que la garantie du droit à l’éducation à toutes et à tous en France reste encore théorique.

Des catégories mises involontairement sur la touche

Certes, en France, les membres des deux sexes ont quasiment les mêmes chances de parvenir à la fin du lycée. Il existe toutefois des catégories qui doivent surmonter un certain nombre d’obstacles pour pouvoir terminer leur scolarité. C’est le cas notamment des enfants en situation d’handicap. On en avait dénombré 151 012 au collège durant l’année scolaire de 2021-2022. Le chiffre aurait été encourageant si, au moins, sa moitié avait été atteinte pour les lycéens de la même situation. Malheureusement, ceux-ci n’étaient « que » de 45 518 au cours de la même année scolaire.

Il y a eu, certes, une progression de ces chiffres pour les deux cycles, mais elle n’était que quantitative. Quand on considère, par contre, les temps et les modalités de scolarisation, c’est toute une autre histoire. Et si involontairement, on pousse ces enfants au décrochage scolaire et autres problèmes similaires ?

Des préjugés qui vont à l’encontre du principe d’inclusion

Il faut en effet reconnaître que la France n’est pas réellement un bon élève en termes d’inclusivité scolaire. De nombreux politiques, enseignants et parents préfèrent ne pas parler de consensus à cause d’un certain nombre d’idées reçues sur les enfants en situation d’handicap et l’éducation inclusive :

  • Incapacité de suivre une scolarité ordinaire
  • Difficulté de s’adapter aux programmes scolaires destinés à la masse
  • Tendance à ralentir les autres ou à entraîner la baisse du niveau
  • Difficulté pour les enseignants de mieux exercer leur métier dans une classe ayant une plus grande hétérogénéité.

Dans une société qui ne se veut pas discriminatoire, la discrimination existe encore en réalité. Heureusement que vous pourrez en être protégé avec un avocat que vous pourrez trouver sur https://www.avocat-secours.fr.

Au lieu de trouver un consensus autour d’une école inclusive, nous sommes encore nombreux à défendre le maintien des écoles spécifiques pour les enfants en situation d’handicap. Et le plus intrigant, parmi les défenseurs du système actuel, il y a les parents de ces enfants. Vivement la concertation annoncée récemment pour faire changer bouger les choses !

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