A une époque où le pouvoir d’achat ne cesse de se réduire, il est légitime de se demander s’il n’y a pas de possibilités d’alléger ses impôts. Il y en a plusieurs, mais trois d’entre elles sont plus communes. Il s’agit de l’abattement, de la réduction et du crédit d’impôt. Faisons un à un leur connaissance pour savoir en profiter.   

L’abattement

L’abattement est un allègement fiscal donnant droit à une réduction du montant des revenus sur lesquels l’impôt est appliqué. Son application ne se fait donc pas sur le montant de la contribution fiscale, mais sur les sommes déclarées.

Prenons 2 exemples pour bien comprendre la notion d’abattement :

  • En matière de droits de succession, il y a un abattement de 100 000 euros appliqué sur le montant de la succession. Si un proche qui vient de rendre la vie vous a donc laissé 300 000 euros, vous n’aurez à contribuer que sur 200 000 euros, c’est-à-dire 300 000 euros – 100 000 euros.
  • Le contribuable n’ayant pas choisi le prélèvement forfaitaire unique et touchant des dividendes profite d’un abattement de 40% du montant des dividendes. Dans le cas où les dividendes sont de 400 000 euros, il n’aura à contribuer que sur les 240 000, c’est à dire 400 000 euros – (400 000 x 40 : 100).

La réduction d’impôt

A l’opposé de l’abattement, la réduction d’impôt n’est pas relative aux revenus imposables, mais au montant même de la contribution. Elle est ainsi déduite directement de l’impôt dû. Toutefois, aucun remboursement de la part de l’administration fiscale n’est à espérer en cas dépassement du montant de la contribution par celui de la réduction.

Considérons qu’il y a eu achat en loi Duflot d’un immobilier locatif par un investisseur. Si le dispositif lui donne la possibilité de profiter d’une réduction d’impôt de 4500 euros et qu’il doit payer 4200 euros à l’administration fiscale, les 300 euros de différence ne seront pas remboursés. Si vous avez aussi l’habitude d’accorder des subventions aux organismes sans but lucratif d’intérêt général, en produisant un reçu, vous pourrez profiter d’une réduction d’impôt représentant les 66% des versements réalisés dans l’année. Ces versements ne devront tout de même pas dépasser les 20% du revenu imposable.

Le crédit d’impôt

Le crédit d’impôt reprend les principes de la réduction d’impôt, comme vous pourrez le savoir avec https://www.avocatsfiscaliste.fr. C’est en effet directement sur le montant de la contribution fiscale qu’il s’applique. Il s’y différencie cependant de par l’existence d’un remboursement par le Trésor Public en cas de dépassement du montant de l’impôt par celui de la réduction.

Par exemple, après avoir fait faire des travaux de rénovation énergétique sur votre demeure, le fisc vous a accordé un crédit d’impôt de 5500 euros. Pourtant, vos impôts sur le revenu sont chiffrés à 4000 euros. Dans ce cas donc, vous n’aurez plus d’impôt à payer, tout en obtenant de la part du fisc un chèque de 1500 euros, soit la différence entre 4000 et 5500 euros.

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